消息 Xiaoxi – Nouvelles

Taïwan, au climat chaud et humide s’est rafraîchie ces derniers temps. Le vent sec du Nord nous oblige parfois à sortir un pull ou un manteau pour affronter les rigueurs du froid, particulièrement lorsqu’une sortie en scooter s’impose ! Les grosses chaleurs reviennent parfois, lorsque le ciel est bleu et que le vent est tombé. Il fait bon alors aller se promener un peu, et aller voir la mer, magnifique et démontée.

J’ai à présent passé mon permis deux-roues. Pour quelques centaines de yuan, et une matinée d’examen, je peux donc aller où bon me semble sans craindre de gyrophares. L’amende en cas de contrôle est assez salée et me mettrait sur la paille pendant quelques temps. Les policiers sont assez cool avec les étrangers, et feindre l’ignorance du chinois m’a permis un jour d’éviter de manger du riz blanc pendant un mois !

Les étudiants n’ayant que trois heures de français par semaine avancent lentement mais sûrement. Leur prononciation se précise de jour en jour, et leur vocabulaire devient suffisant pour qu’ils puissent utiliser la langue française pour certaines choses de base. Chose étonnante que d’être prof. Il y a encore un an, j’aurais grogné comme eux à l’annonce du troisième examen du semestre. Passé de l’autre côté de la barrière, ça me paraît être une nécessité. Et lorsque l’on me demande des nouvelles, je pousse les mêmes soupirs que certaines personnes que je connais très bien en répondant sur un ton tragique : “Si tu savais, j’ai quatre paquets de copies à corriger…” L’enseignement c’est un sacerdoce. Maintenant je plains tous mes profs qui en lisant mes devoirs retrouvaient les mêmes fautes, les mêmes erreurs, les mêmes imprécisions que mes camarades et qui d’un même trait rageur de stylo rouge rayaient mes innommables âneries.

La vie à Hualien, paisible ville de l’Est, s’écoule tranquille. Je n’en demeure pas moins assez actif. Mes onze heures de cours par semaine m’occupent beaucoup, ainsi que la préparation des examens, et la correction des copies. L’autre principale occupation concerne l’apprentissage du chinois. Au bout de deux mois et demi, j’ai à présent pris mes marques et suis à peu près autonome sur le plan linguistique. Les cours particuliers que les étudiants me donnent plusieurs fois par semaine, ainsi que la très bonne méthode de l’université 師大 Shida m’ont permis de renforcer une grammaire que huit mois de travail solitaire à Shanghai avaient rendu vacillante.

Perdue entre les montagnes et l’Océan Pacifique, Hualien est une jolie ville secouée assez souvent par des tremblements de terre. La plupart sont si légers qu’on les sent à peine, mais parfois les vitres tintent un peu ! La semaine dernière, les étudiants sont tous sortis des dortoirs, surpris par une secousse de magnitude 6. Ça commence à faire pas mal, on l’a senti de Taipei. Et les baignades ? Impossibles ! Au bout de quelques mètres (zone en bleu foncé sur la photo), le sol se dérobe sous vos pieds et tombe à pic. Un petit somme, et hop on se réveille au Japon ! Occasion rêvée me direz vous pour aller saluer nos amis Nippons. J’y songe…

Mais, et vous ?

Près de deux mois et demi ont passé, et je pense pouvoir à présent actualiser ce blog un peu plus souvent ! Certains articles sont déjà en cours de rédaction !

En haut : La campus de 東華大學 l’université de Donghua au milieu des montagnes.

En bas : l’Océan Pacifique !

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