Abréviations chinoises : 三多五難

Dans la rubrique “Découverte de la langue chinoise”, un premier exemple de ses abréviations chiffrées.

漢字"三多五難"的缺點 hànzì “sānduōwǔnán” de quēdiǎn

字數多、形體多、讀音多 zìshùduō, xíngtǐng duō, dúyīnduō

難認、難讀、難寫、難記、難用 nánrèn, nándú, nánxiě, nánjì, nányòng

Les points faibles de l’écriture chinoise : les “trois nombreux, cinq difficiles”

  • “Trop de caractères” : leur nombre est estimé à 50 000, et 6000 environ sont utilisés quotidiennement
  • “Trop de formes” : les graphies sont complexes, certains caractères possèdent plusieurs variantes.
  • “Trop de prononciations” : la forme d’un caractère ne donne souvent pas d’indice réel sur sa prononciation. Un même caractère peut avoir plusieurs prononciations différentes ou une même prononciation peut correspondre à de nombreux caractères différents.
  • Difficiles à reconnaitre : beaucoup de caractères, de si nombreuses formes ou différentes structures rendent souvent les caractères difficiles à différencier et les confusions peuvent être nombreuses.
  • Difficiles à lire : la forme des caractères n’induit exactement leur prononciation. Le même élément peut avoir tantôt une fonction sémantique, tantôt une fonction phonétique.
  • Difficiles à écrire : le nombre moyen des traits des caractères courants est de 11 à 12. Il y a un grand nombre de traits différents et l’écriture des caractères prend beaucoup de temps, ce qui fait de la calligraphie un art particulièrement difficile à maîtriser.
  • Difficiles à retenir : même après avoir appris les caractères, il reste très facile de les oublier. C’est pour cela qu’une pratique quotidienne est nécessaire.
  • Difficiles à utiliser : il n’existe pas d’ordre unique de classement des caractères. Les méthodes actuelles qui classent les caractères par radicaux, formes ou nombre de traits sont assez complexe. Chaque recherche dans le dictionnaire prend par conséquent beaucoup de temps.

Comme le poisson rouge dans son bocal, l’étudiant en chinois pourra avoir la joie de se remémorer un nombre incalculable de fois les caractères dont il a besoin jusqu’à ce qui les sache, en les écrivant ou en les pratiquant régulièrement. On peut savoir lire un caractère sans savoir l’écrire, l’écrire sans en connaître la prononciation, savoir comment le prononcer en ayant oublié le ton, connaître la prononciation sans être capable vocalement de caler le bon ton dans une phrase, faire des confusions entre les tons, etc… Le chinois est donc une langue assez ardue, mais extrêmement stimulante !

Bientôt 三綱五常 sāngāngwǔcháng : les trois principes et les cinq vertus dans la pensée confucéenne.

Addendum ludique : le caractère biáng désigne une variété de nouilles très populaire dans le 陝西 shǎnxī (biáng biáng miàn). Saurez-vous en compter les traits ?

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :