Parenthèses

Petit écart de quelques mois pour ce blog. Je m’aperçois que j’ai écrit de moins en moins. À posteriori, je dois dresser un constat d’amollissement généralisé, scuzez m’sieudames. Mais, me direz-vous, Paul, pourquoi cette absence ?

En juillet-août, je me suis lancé dans une course contre la montre universitaire visant à terminer en parallèle de mes cours à l’Alliance française un Master 1 Français Langue Étrangère “Sociolinguistique et didactique des langues” dans les temps. J’ai pu à cette occasion étudier de près l’efficacité de ce qu’on appelle le “sommeil partagé” : 4 heures de sommeil la nuit plus deux fois 20 minutes de sieste et apprendre à me conditionner psychologiquement pour me maintenir le coco sous pression. Résultat, une mention bien ainsi qu’une mention très bien à mon rapport de stage qui décrivait un an d’expérience à l’Alliance française. FLE en poche, je valide académiquement deux ans d’expérience de l’enseignement du français à Taïwan. Précieux sésame qui me permettra quelque soit la suite de mes projets, d’avoir la joie de faire partager à nouveau les rigueurs de la grammaire française et de l’emploi du subjonctif à des apprenants – comme on dit dans le milieu – de toutes nationalités.

En septembre, et après deux ans passés à Taïwan sans jamais sortir du pays, je me suis offert quatre trop courtes semaines en France auprès de mes proches. J’ai retrouvé notre joyeuse ambiance de famille, les discussions philosophiques dans la cuisine, les balades au soleil à l’étang du coin, le thé pris au soleil dans le jardin… J’ai aussi pu revoir mes grands parents, mes petits cousins et me balader dans les marais salants guérandais, revoir l’Atlantique qui m’avait manqué. J’ai pu aussi refraterniser avec les copaings, retrouver l’ambiance des bières prises en terrasse, revoir ceux skypés pendant trop longtemps. Revoir Paris… Il y a aussi ceux que je n’ai pas pu voir, ou que j’ai vus trop brièvement. Martin, mon adorable filleul, Benoît, Antoine et Flo, Anne-Laure et Wlad, Laure, Roland, Sixtine et Jean-Baptiste, François, Nico, Marthe… Désolé les copains, mon départ a eu un goût d’inachevé. Mais je reviendrai…

On ne lâche pas Taïwan aussi facilement que cela ! “Toutch iour heart !” dit le logo en anglais. Tout un programme…

Alors la suite ?

Le gouvernement taïwanais dans sa grande générosité m’a fait le don d’une bourse confortable me permettant d’étudier six mois le chinois à l’université, au rythme de 15 heures par semaine. Un sacré morceau de chance, aurait dit Jolithorax. Ainsi l’emploi du temps de ces prochaines semaines se résume dans ces deux caractères 讀書 dushu : étudier.

Le maître dit : L’homme de bien mange sans se gaver, vit sans grand confort. Il est diligent dans ce qu’il fait, prudent dans ce qu’il dit, et tâche de se réformer auprès de ceux qui possèdent la Voie. Tel est l’homme mû par un vrai désir de s’instruire. (Confucius, Entretiens, I, 14).

Alors à moi la bouffe végétarienne, la vie simple, la lecture… et l’écriture !

Et après ?

Comme le disait mon vieux professeur : “Quand on ne sait pas, on se tait” !

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