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Histoire

Le 28 février est une date spéciale à Taïwan, référence douloureuse à un passé resté vivant dans la mémoire collective. Voici un lien vers l’article écrit sur ce blog il y a un an que je réactualise.

En 1945, les japonais se retirent de Taïwan après 50 ans de colonisation. L’UNRRA (United Nations Relief and Rehabilitation Administration) confie l’administration de Taïwan au Kuomintang, alors allié des États-Unis. Si le retour à la mère patrie est tout d’abord accueilli assez favorablement par les formosans, l’administration nationaliste qui utilise les ressources de l’île pour mener la lutte sur le continent est de plus en plus critiquée pour sa gestion catastrophique du pays. En effet, Taïwan a pris durant la colonisation japonaise une orientation tout à fait différente de la Chine continentale sur les plans culturel, économique et social. La plupart des gens âgés de plus de 50 ans ne parlent ni ne comprennent le mandarin et ont reçu une éducation entièrement en japonais. Les difficultés de communication, une corruption endémique, la pratique courante du népotisme, une politique autoritaire ainsi qu’une mauvaise gestion économique sont autant de facteurs qui creuseront un fossé de plus en plus grand entre les habitants de l’île et la nouvelle administration nationaliste. Read More

S’intéresser à la Chine, c’est se pencher sur une histoire plusieurs fois millénaire. Cela demande quelques repères historiques. Un bon début est de dresser une liste des dynasties chinoises, qui constituent autant de jalons vers la Chine contemporaine.

Voici donc une première liste, je la complèterai au fur et à mesure en l’enrichissant par des liens vers des articles plus élaborés.

  • Avant 2070 av. J.-C. : Période des Trois Augustes et des Cinq Empereurs 三皇五帝
  • 2100-1600 av. J.-C.:Xia
  • 1600-1046 av. J.-C.:Shang
  • 1046-771 av. J.-C.:Zhou Occidentaux 西周
  • 770-256 av. J.-C.:Zhou Orientaux 東周
  •            722-476 av. J.-C.:Période des Printemps et Automnes 春秋
  •            475-221 av. J.-C.:Période des Royaumes Combattants 戰國
  • 221-206 av. J.-C.:Qin 
  • 206-09 ap. J.-C. : Han Occidentaux 西漢
  • 09-26:Xin
  • 25-220:Han Orientaux 東漢
  • 220-265:Les Trois Royaumes (Wei 魏 – Wu  – Shu ) 三國
  • 265-317:Jin Occidentaux 西晉
  • 317-420:Jin Orientaux 東晉
  • 420-581:Dynasties du Nord et du Sud 南北朝
  • 581-618:Sui
  • 618-907:Tang
  • 907-960:Périodes des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes 五代十國
  • 916-1125:Liao (Dynastie Khitan)
  • 960-1127:Song du Nord 北宋
  • 1127-1279:Song du Sud 南宋
  • 1115-1234:Jin 金
  • 1271-1368:Yuan (Dynastie mongole)
  • 1368-1644:Ming
  • 1644-1912:Qing (Dynastie mandchoue)
  • Depuis 1912:République de Chine 中華民國 (à Taïwan depuis 1949)
  • Depuis 1949:République Populaire de Chine 中華人民共和國

En 1945, les japonais se retirent de Taïwan après 50 ans de colonisation. L’UNRRA (United Nations Relief and Rehabilitation Administration) confie l’administration de Taïwan au Kuomintang, alors allié des États-Unis. Si le retour à la mère patrie est tout d’abord accueilli assez favorablement par les formosans, l’administration nationaliste qui utilise les ressources de l’île pour mener la lutte sur le continent est de plus en plus critiquée pour sa gestion catastrophique du pays. En effet, Taïwan a pris durant la colonisation japonaise une orientation tout à fait différente de la Chine continentale sur les plans culturel, économique et social. La plupart des gens âgés de plus de 50 ans ne parlent ni ne comprennent le mandarin et ont reçu une éducation entièrement en japonais. Les difficultés de communication, une corruption endémique, la pratique courante du népotisme, une politique autoritaire ainsi qu’une mauvaise gestion économique sont autant de facteurs qui creuseront un fossé de plus en plus grand entre les habitants de l’île et la nouvelle administration nationaliste.

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Des trois caractères 原 yuán, désignant l’origine ; 住 zhù, habiter, résider et 民 mín, le peuple, le citoyen. C’est le terme entré en vigueur depuis 1994 à la suite d’un amendement constitutionnel.

La plus vieille trace d’occupation humaine à Taïwan est attestée par l’homme de Zhuozhen datée de 30 000 ans avant JC. De nombreux sites archéologiques font état d’une occupation remontant à plusieurs milliers d’années (7000 avant notre ère) par des groupes austronésiens venus par vagues successives. Les diverses tribus aborigènes furent longtemps en conflit avec les diverses forces colonisatrices jusqu’à ce que les politiques du gouvernement central comme l’interdiction de pratiquer leur langue, l’obligation d’apprendre le mandarin, les déplacements de population, les mariages interculturels leurs fassent peu à peu oublier leurs cultures originelles. Aujourd’hui et ce malgré le regain de vitalité des cultures aborigènes dues aux combats sociaux menés depuis les années 80 et aux politiques de discrimination positive, de nombreux jeunes ne parlent plus que le mandarin. Ce phénomène ne concerne d’ailleurs pas uniquement les aborigènes, mais aussi les taïwanais eux-mêmes dont la langue est de moins en moins parlée.

Taïwan reconnaît officiellement 14 groupes sur son territoire : les Amis, les Bunun, les Taroko (Truku), les Atayal, les Kavalan, les Païwan les Puyuma, les Rukai, les Saisiat, les Sakizaya, les D’ao (Yami), les Thao, les Tsu et les Seedeq qualifiés par les arrivants chinois sous le nom de “barbares crus” ou de “barbares cuits” selon leur degré de sinisation ou suivant leur mode de vie, peuples des plaines ou peuples montagnards. Ces divers peuples se sont alliés entre eux selon les circonstances ou ont mené des guerres farouches. Citons les Taroko, fameux coupeurs de têtes ! Certains groupes parlent des langues proches des langues indonésiennes ou des philippines. Les personnes âgées, quant à elles, ne se comprennent entre groupes ethniques qu’avec… le japonais !

Valorisée à des fins touristiques ou instrumentalisée dans une certaine mesure par le DPP (Parti Démocrate Progressiste) pour marquer la différence entre Taïwan et la Chine populaire, la situation des aborigènes de Taïwan reste critique. L’alcoolisme et la consommation de noix d’arek font des ravages et le taux de chômage est largement supérieur à la moyenne. Main d’œuvre non qualifiée, ils subissent la rude concurrence venue des Philippines, d’Indonésie ou de Chine populaire.

J’essaierai de vous livrer au fur et à mesure de mes recherches quelques portraits des us et coutumes de certaines de ses ethnies. Si vous vous intéressez à ces cultures, vous pourrez trouver toute une littérature sur le sujet, par exemple ici, où . Pour ma part, j’ai hâte d’entendre les chants dyphoniques Bunun, semblables par certains côtés aux chants Tuva ou aux mélopées tibétaines. Un prochain voyage dans la région de Nantou s’impose !

Le drapeau de la République de Chine (中華民國國旗 ; zhōnghuá mínguó guóqí) est le drapeau civil, le drapeau d’État, le pavillon d’État et le pavillon de guerre de la République de Chine, gouvernant l’île de Taïwan depuis 1949.

Auparavant, il fut le drapeau national de la « première République », dont le régime de Taïwan est aujourd’hui la continuation officielle.

Le drapeau fut adopté en 1928 à la suite de la victoire des forces du Kuomintang dans l’expédition du nord, qui aboutit à réduire le gouvernement des seigneurs de la guerre et lui permit de revendiquer la souveraineté sur l’ensemble du territoire de la République de Chine. Le drapeau à cinq couleurs fut abandonné et remplacé par une nouvelle bannière, ornée de l’emblème du parti.

Il représente en haut a gauche, le « ciel bleu au soleil blanc » (青天白日旗滿地紅 qīng tiān bái rì qí mǎn dì hóng), symbole du Kuomintang, et un fond rouge, symbole du sang versé pour la révolution chinoise.

Source : Wikipedia