IMG_1709

Mes bien chers amis,

Après presque trois ans à Formose, trois ans de fructueuses rencontres, de grandes balades en montagne, de moments de galères, de grands moments de joie, je rentre au pays pour y poser mon sac  quelques années. C’est un besoin que je ressens comme l’oiseau a besoin de son nid pour prendre son envol. Mon pays m’a manqué ! A moi maroilles, jus de treilles et saucissons !

Que l’on ne s’y méprenne pas. En partant, à Shanghai et ensuite à Taïwan, je savais que je m’engageais sur un chemin qui me prendrait vraisemblablement une vie, sinon plus. Malraux a écrit que la Chine (et sa culture) était « l’autre pôle de l’expérience humaine ». Après avoir vécu, il me reste encore beaucoup à apprendre !

Il n’est donc pas question que ce blog s’arrête, je le continuerai sous une autre forme. Articles, notes de lectures, retour d’expérience… Lorsqu’on vit à l’étranger, d’imperceptibles changements se produisent. C’est souvent en rentrant et en se confrontant à la réalité qui fut la nôtre pendant les premières années de notre vie qu’on en prend la mesure.

C’est aussi loin de mon pays, en lisant quotidiennement la presse, en reprenant des ouvrages philosophiques, historiques ou littéraires que j’ai appris à l’apprécier, à le redécouvrir. Loin de mes racines, j’ai découvert la nécessité de l’enracinement ; plongé dans l’inconnu, j’ai compris la nécessité de la transmission et acquis une certaine « intelligence de l’autre ».

L’enseignement du français m’a beaucoup aidé pour cela. Enseigner en pays étranger, c’est partir de sa propre culture pour se confronter radicalement à une autre, à d’autres habitudes, à un autre système de références. C’est parfois déroutant, questionnant. Enrichissant également. Face à autant d’individualités, j’ai pu prendre contact avec de nombreuses facettes de la diversité taïwanaise !

Taïwan… Île riche de son histoire sino-japonaise, de ses influences culturelles, riche de son peuple et de sa gastronomie, riche de ses temples et de ses traditions encore vivaces… Tout départ est un déchirement. Je suis sûrement passé à côté de plein de choses que je redécouvrirai quand j’y reviendrai. Je quitte de merveilleux amis, laisse des choses inachevées.

Ainsi, ce blog prendra peut-être un nouveau visage, plus français pour mes amis taïwanais. Sans doute un bon moyen pour garder contact avec ces amis lointains comme je l’ai fait pour mes amis de France. Un excellent moyen aussi pour entretenir mon chinois et perfectionner mon écrit ! Une langue doit rester vivante sous peine de s’éteindre par manque de pratique !

Une page se tourne, une nouvelle reste à écrire ! Dans la joie de vous revoir tous, ici ou ailleurs, je vous embrasse bien affectueusement.

孟德 - Meng De

Publicités

Le 28 février est une date spéciale à Taïwan, référence douloureuse à un passé resté vivant dans la mémoire collective. Voici un lien vers l’article écrit sur ce blog il y a un an que je réactualise.

En 1945, les japonais se retirent de Taïwan après 50 ans de colonisation. L’UNRRA (United Nations Relief and Rehabilitation Administration) confie l’administration de Taïwan au Kuomintang, alors allié des États-Unis. Si le retour à la mère patrie est tout d’abord accueilli assez favorablement par les formosans, l’administration nationaliste qui utilise les ressources de l’île pour mener la lutte sur le continent est de plus en plus critiquée pour sa gestion catastrophique du pays. En effet, Taïwan a pris durant la colonisation japonaise une orientation tout à fait différente de la Chine continentale sur les plans culturel, économique et social. La plupart des gens âgés de plus de 50 ans ne parlent ni ne comprennent le mandarin et ont reçu une éducation entièrement en japonais. Les difficultés de communication, une corruption endémique, la pratique courante du népotisme, une politique autoritaire ainsi qu’une mauvaise gestion économique sont autant de facteurs qui creuseront un fossé de plus en plus grand entre les habitants de l’île et la nouvelle administration nationaliste. Read More

L’histoire du boucher Ting, sûrement l’une des plus célèbres et des plus commentées du Zhuangzi, propose une théorie de la connaissance, non pas livresque mais comme savoir-faire, un gongfu 功夫. L’activité est la conséquence d’habitudes précises acquises au cours du temps et mis en pratique de manière spontanée.

莊子-庖丁解牛庖為文惠君解牛,手之所觸,肩之所倚,足之所履,膝之所踦,砉然嚮然,奏刀騞然,莫不中音。合於桑林之舞,乃中經首之會。

文惠君曰:「嘻,善哉!技蓋至此乎?」

庖丁釋刀,對曰:「臣之所好者道也,進乎技矣。始臣之解牛之時,所見無非全牛者。三年之后,未嘗見全牛也,方今之時,臣以神遇而不以目視,官知止而神欲行。依乎天理,批大郤,導大窾,因其固然。技經肯綮之未嘗,而況大軱乎!

良庖歲更刀,割也;族庖月更刀,折也。今臣之刀十九年矣,所解數千牛矣,而刀刃若新發於硎。彼節者有閒,而刀刃者無厚,以無厚入有閒,恢恢乎其於游刃必有餘地矣,是以十九年而刀刃若新發於硎。雖然,每至於族,吾見其難為,怵然為戒,視為止,行為遲。動刀甚微,謋然已解,如土委地。提刀而立,為之四顧,為之躊躇滿志,善刀而藏之。」

文惠君曰:「善哉!吾聞庖丁之言,得養生焉。」

« Le cuisinier Ting dépeçait un boeuf pour le prince Wen-Houei. On entendait des houa quand il empoignait de la main l’animal, qu’il retenait sa masse de l’épaule et que, la jambe arcboutée, du genou l’immobilisait un instant. On entendait des houa quand son couteau frappait en cadence, comme s’il eût exécuté l’antique danse du Bosquet ou le vieux rythme de la Tête de Lynx.

_ C’est admirable ! s’exclama le prince, je n’aurais jamais imaginé pareille technique !

Le cuisinier posa son couteau et répondit : Ce qui intéresse votre serviteur, c’est le fonctionnement des choses, non la simple technique. Quand j’ai commencé à pratiquer mon métier, je voyais tout le boeuf devant moi. Trois ans plus tard, je n’en voyais plus que des parties. Aujourd’hui, je le trouve par l’esprit sans plus le voir de mes yeux. Mes sens n’interviennent plus, mon esprit agit comme il l’entend et suit de lui-même les linéaments du boeuf. Lorsque ma lame tranche et disjoint, elle suit les failles et les fentes qui s’offrent à elle. Elle ne touche ni aux veines, ni aux tendons, ni à l’enveloppe des os, ni bien sûr à l’os même.

[Un bon boucher use un couteau par an parce qu’il ne découpe que la chair. Un boucher use un couteau par mois parce qu’il le brise sur les os. Le même couteau m’a servi depuis dix-neuf ans. Il a dépecé plusieurs milliers de boeufs et son tranchant paraît toujours comme s’il était aiguisé de neuf. À vrai dire, les jointures des os contiennent des interstices et le tranchant du couteau n’a pas d’épaisseur. Celui qui sait enfoncer le tranchant très mince dans ces interstices manie son couteau avec aisance parce qu’il opère dans les endroits vides. C’est pourquoi je me sers de mon couteau depuis dix-neuf ans et son tranchant paraît toujours comme s’il était aiguisé de neuf.]

Quand je rencontre une articulation, je repère le point difficile, je le fixe du regard et, agissant avec une prudence extrême, lentement, je découpe. Sous l’action délicate de la lame, les parties se séparent avec un houo léger comme celui d’un peu de terre que l’on pose sur le sol. Mon couteau à la main, je me redresse, je regarde autour de moi, amusé et satisfait, et après avoir nettoyé la lame, je le remets dans le fourreau.

*_ Excellent, dit le prince Wen-Houei. En entendant ce que dit le cuisinier Ting, je comprends ce que signifie conserver son principe vital[1]. »*


Le Prince va tout d’abord s’émerveiller de cette adresse de l’artisan, de sa maîtrise absolue du geste technique, de la beauté de cette danse rythmée. Le boucher lui répondra naturellement, avec le naturel et la précision que lui confère l’expérience : la technique n’est qu’un moyen pourvu que l’on saisisse d’instinct « le fonctionnement des choses »[2] ,

Si la technique peut s’expliquer, le sens ne se laisse pas saisir par le langage. Il n’y a des choses qui ne s’expliquent qu’en se montrant et qui ne se découvrent qu’en les pratiquant. Mais ici, Zhuangzi va au delà du proverbe voulant que c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Pour Zhuangzi, le langage ne peut pas nous éclairer sur la véritable nature des choses : il n’est qu’un découpage arbitraire de la réalité[3]. Le langage pose la réalité (實 shi) en même temps qu’il lui donne un nom (名 ming). Alors que peut-on savoir si les écrits ne valent pas plus que la parole ? Les hommes oublient l’esprit des choses comme les poissons oublient l’eau. On peut retrouver le naturel, ce qu’est donné notamment par l’artisanat comme pratique à la fois physique et spirituelle : partir d’un donné originel (古 gu), développer sa nature (性 xing) et rejoindre son destin (命 ming)

Cet apprentissage demande une longue répétition, s’intègre petit à petit et s’appuie sur certains paliers. Jean-François Billeter utilise l’exemple de celui qui apprend à faire du vélo. Entre le moment où je vais essayer de trouver comment faire et le moment où je sais comment faire, il y a le passage imperceptible d’un état de conscience, à un état d’inconscience, un « changement de régime[4] ». Ensuite, le cycliste peut apprendre à lâcher une main, puis deux, se jouer de l’équilibre et faire de l’acrobatie, il finira par faire sans savoir, par agir spontanément (自然 ziran) en développant une perception de plus en plus fine et aboutie de ses actions. Voilà pourquoi le couteau du boucher est toujours aussi tranchant après 19 ans : en ayant une connaissance fine de son art acquise par l’habitude (on dira « le métier »), il peut se mouvoir librement : il a trouvé une Voie.

On peut dire qu’il y a sous cette liberté apparente un certain déterminisme. La boucher peut-il faire ce qu’il veut ? Assurément non, sinon il serait comme ce mauvais boucher qui brise un couteau par mois sur les os des bœufs. La connaissance (de la Voie) n’est pas une connaissance spéculative, mais une pratique, et cette pratique est conditionnée par un besoin de retrouver la nécessité des choses, un substrat oublié. Le prince Wen-Houei assiste étonné à un spectacle dont il ne peut que percevoir qu’une infime partie. Le geste épuré du boucher n’est un geste libre que parce le couteau se ménage un chemin dans de minuscules interstices qui « lui sont offerts ». Il est intéressant de noter le ralentissement soudain avant une difficulté lui permettant de la surmonter pour trouver l’endroit où la résistance sera moindre.

Lorsqu’il rencontre une difficulté, il « fait le vide ». Comme l’écrit Bergson, la répétition d’un même effort crée l’habitude et l’habitude passe de la mémoire au corps. L’habitude une fois prise « ne porte aucune marque sur elle qui trahisse ses origines et la classe dans le passé; elle fait parue de mon présent au même titre que mon habitude de marcher ou d’écrire; elle est vécue, elle est “agie“, plutôt qu’elle n’est représentée; – je pourrais la croire innée, s’il ne me plaisait d’évoquer en même temps, comme autant de représentations, les lectures successives qui m’ont servi à l’apprendre. » La voie proposée par Zhuangzi est de faire confiance au corps plutôt qu’à l’esprit. La maîtrise du geste implique une intelligence du corps. Lorsque je dois écrire un caractère chinois que j’ai oublié, deux solutions s’offrent à moi : ou bien faire un effort conscient pour me souvenir de ce qui le compose, ou alors faire le vide pour laisser ma main agir.

« L’acte spontané est supérieur à l’acte intentionnel, en ce que, mobilisant toutes les capacités qui sont en nous et se pliant de façon naturelle aux exigences du milieu et des circonstances, il échappe aux erreurs de l’intellect, lequel se trouve tributaire de supputations aléatoires et bridé par toutes sortes de préjugés.[5] » Ce texte nous enseigne quelque chose que nous pouvons vérifier quotidiennement pour peu que nous soyons exercés. Il faut avant tout se réapproprier son corps et laisser parler notre spontanéité qui n’est ni plus ni moins qu’un autre registre d’activité. « C’est ainsi que naît la conscience spectatrice qui assiste émerveillée et muette à l’activité du corps.[6] »

Bibliographie :

JF. Billeter, Leçons sur Zhuangzi, ed. Allia, 2003
A. Cheng, Histoire de la Pensée chinoise, Seuil, 1997
Jean Levi, Les Leçons sur Tchouang-tseu et les Etudes sur Tchouang-tseu de Jean-François Billeter


[1] La traduction du texte est de Jean-François Billeter, Leçons sur Tchouang-Tseu, p.15-16. Celle entre crochets […] est de Liou Kia-Hway, Tchouang-tseu, p. 46-47. Celle entre astérisques *…* est une traduction libre.
[2] Ce que d’autres comme Anne Cheng, ont traduit par le dao 道.
[3] (Zhuangzi-Benveniste 1-0)
[4] Jean-François Billeter, Leçons sur Zhuangzi, p.41
[5] Jean Levi, Les Leçons sur Tchouang-tseu et les Etudes sur Tchouang-tseu de Jean-François Billeter
[6] Jean-François Billeter, Un paragigme, 3, 11

Zufferey - La pensée des chinoisIl est parfois un peu difficile au néophyte de s’orienter dans le monde chinois et plus particulièrement dans le monde des idées chinoises. Tout le monde a entendu parler de Confucius, de Lao Tseu, du taoïsme. Peut-on parler de philosophie chinoise ? D’où vient l’écriture chinoise ?

Les ouvrages de référence sur la Chine ne manquent pas, parmi d’autres ceux de Marcel Granet, Simon Leys, Jacques Gernet, René Grousset, François Cheng, Anne Cheng, François Jullien ou Jean-François Billeter font partie de toute bibliothèque chinoise ou asiatique qui se respecte à côté de Lu Xun, Lao She ou Lin Yutang.

J’ai beaucoup aimé ce livre de Nicolas Zufferey pour sa clarté et sa concision. Partant du principe que « connaître la pensée de la Chine ancienne permet de comprendre la Chine d’aujourd’hui », l’auteur nous donne de multiples clefs pour comprendre la Chine ancienne et dresse un portrait assez exhaustif des différents mouvements de pensée qui aujourd’hui encore influencent profondément le monde chinois.

Un ouvrage à mettre entre toutes les mains !

Nicolas Zufferey est professeur à l’université de Genève. Il est spécialiste notamment du confucianisme ancien, de l’histoire de la dynastie Han ainsi que de l’histoire du confucianisme au XXe siècle.

Cycle élémentsLa cosmologie chinoise définit plusieurs éléments fondamentaux, ou « phases » 行 xing – le caractère 行 désigne quelque chose qui marche, agit, circule. Ces cing éléments 五行 wuxing sont : le bois 木 mu, le feu 火 huo, la terre 土 tu, le métal 金 jin et l’eau 水 shui. Le Livre des Documents (書經) rapporte :

「一、五行:一曰水, 二曰火, 三曰木, 四曰金, 五曰土。
水曰潤下,火曰炎上,木曰曲直,金曰從革,土爰稼穡。
潤下作鹹,炎上作苦,曲直作酸,從革作辛,稼穡作甘。」

« Les cinq agents sont : eau, feu, bois, métal, terre.

Il est dans la nature de l’eau d’humidifier et de couler vers le bas; dans celle du feu de brûler et de s’élever dans les airs; d’en celle du bois d’être courbé et redressé; dans celle du métal d’être ductile et d’accepter la forme qu’on lui donne; dans celle de la terre de se prêter à la culture et à la moisson.

L’eau qui humidifie et coule vers le bas devient salée; le feu qui brûle et s’élève devient amer; le bois courbé et redressé, devient acide; le métal qui change de forme dans sa ductilité, devient âcre; la terre, en étant cultivée, prend une saveur douce.[1]« 

Cette doctrine aura une importance considérable une fois mise en relation avec le système du yinyang 陰陽 et le principe efficient de toute chose, le qi 氣. Tous les éléments de l’univers se réunissent sous ces cinq catégories et se répartissent selon un cycle d’engendrement (生 sheng1) ou de domination (勝 sheng4) [2] :

Cycle d'engendrement

Cycle de domination

Conçues d’abord comme des substances naturelles caractérisant le monde réel, les « Cinq phases » prendront à la fin des Royaumes Combattants une forme cyclique plus dynamique. En les conjuguant avec le qi , principe de toute chose et les deux souffles primordiaux du yin 陰 et du yang 陽, elles finiront par former une véritable cosmologie. Ces wuxing auront une grande importance dans les pratiques divinatoires, le fengshui ou la médecine. On les retrouve d’ailleurs aujourd’hui dans les almanach populaires.

Cette théorie connaîtra une application politique notamment sous l’influence de Zou Yan qui introduira la notion de domination (勝) pour justifier la succession dynastique. Aux Zhou placés sous le signe du feu succèdera le souverain de Qin qui justifiera ses politiques répressives d’inspiration légiste en plaçant son régime sous le signe de l’eau et en prenant la couleur noire (voir tableau du cycle de domination ci-dessus). L’inhumanité de l’empereur Qin tirerait sa légitimité de sa concordance avec sa position dans le cycle de domination et d’engendrement. Sympa non ?

Cycle des dynasties

À ces cinq phases correspondront les directions, les saisons, les couleurs, des animaux mythiques, les vertus confucéennes, et les viscères. En rassemblant sous cinq catégories une grande diversité de phénomènes, il deviendra possible d’établir des liens entre macrocosme et microcosme, de rejoindre la terre, l’homme et le ciel. Cela donnera lieu à tout un champ d’études, les wuxingxue 五行學 qui connaîtra un certain épanouissement sous la dynastie Han.

Cosmologie chinoise - Tableau des éléments

Pour ceux qui voudraient compléter cette petite introduction par quelques lectures, Anne Cheng reste une référence incontournable[3] !


[1] Trad. Anne Cheng, Histoire de la pensée chinoise, p. 257
[2] Nicolas Zufferey, La pensée des chinois, p. 229
[3] La pensée chinoise, chapitre 10, p.255-258

S’intéresser à la Chine, c’est se pencher sur une histoire plusieurs fois millénaire. Cela demande quelques repères historiques. Un bon début est de dresser une liste des dynasties chinoises, qui constituent autant de jalons vers la Chine contemporaine.

Voici donc une première liste, je la complèterai au fur et à mesure en l’enrichissant par des liens vers des articles plus élaborés.

  • Avant 2070 av. J.-C. : Période des Trois Augustes et des Cinq Empereurs 三皇五帝
  • 2100-1600 av. J.-C.:Xia
  • 1600-1046 av. J.-C.:Shang
  • 1046-771 av. J.-C.:Zhou Occidentaux 西周
  • 770-256 av. J.-C.:Zhou Orientaux 東周
  •            722-476 av. J.-C.:Période des Printemps et Automnes 春秋
  •            475-221 av. J.-C.:Période des Royaumes Combattants 戰國
  • 221-206 av. J.-C.:Qin 
  • 206-09 ap. J.-C. : Han Occidentaux 西漢
  • 09-26:Xin
  • 25-220:Han Orientaux 東漢
  • 220-265:Les Trois Royaumes (Wei 魏 – Wu  – Shu ) 三國
  • 265-317:Jin Occidentaux 西晉
  • 317-420:Jin Orientaux 東晉
  • 420-581:Dynasties du Nord et du Sud 南北朝
  • 581-618:Sui
  • 618-907:Tang
  • 907-960:Périodes des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes 五代十國
  • 916-1125:Liao (Dynastie Khitan)
  • 960-1127:Song du Nord 北宋
  • 1127-1279:Song du Sud 南宋
  • 1115-1234:Jin 金
  • 1271-1368:Yuan (Dynastie mongole)
  • 1368-1644:Ming
  • 1644-1912:Qing (Dynastie mandchoue)
  • Depuis 1912:République de Chine 中華民國 (à Taïwan depuis 1949)
  • Depuis 1949:République Populaire de Chine 中華人民共和國