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Archives de Tag: Poésie

Uragami Gyokudo 1745-1820
泠泠七絃上,
靜聽松風寒。
古調雖自愛,
今人多不彈。

Le son de la cithare évoque un courant d’eau fraîche,
Ou le souffle tranquille du vent dans une forêt de pins.
J’aime écouter jusqu’à l’extase ces chants anciens,
Que beaucoup ne jouent plus aujourd’hui.

(Trad. Tongyeouki)

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Juran._Seeking_the_Tao_in_Autumn_Mountains._Palace_museum,_Tapei.10_cent.蒼蒼竹林寺,
杳杳鐘聲晚。
苛笠帶斜陽,
青山獨歸遠。

D’un temple perdu dans une forêt de verdoyants bambous,
Parvient le son grave de la cloche du soir.
Le soleil mourant s’accroche au chapeau du pèlerin,
Qui du mont Qing s’en retourne vers le lointain.

(Trad. Tongyeouki)

王維 Wang Wei (701-761) - 山居秋暝 Soir d’automne en montagne

空山新雨後     Pluie nouvelle dans la montagne déserte
天氣晚來秋     Air du soir empli de fraîcheur d’automne
明月松間照     Aux rayons de lune s’ouvrent les branches de pin
清泉石上流     Une source limpide caresse de blancs rochers

竹喧歸浣女     Frôlant les lotus passent quelques barques de pêcheurs
蓮動下漁舟     Rires entre les bambous : c’est le retour des laveuses
隨意春芳歇     Ici et là rôde encore le parfum du printemps
王孫自可留     Que ne demeures-tu, toi aussi, noble ami ?

(trad. François Cheng, in L’écriture poétique chinoise, Points Essais)